Tic-Tac Tic-tac quand le temps du concours arrive bien trop vite

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Dans un monde idéal,  la compétition n’est que l’aboutissement d’un travail rigoureux et régulier à l’entrainement. OK…. Vous pouvez me flageller, je suis une bien piètre compétitrice et sûrement la plus indigne des maîtresses qu’un malivuren puisse avoir. Pauvre Enken !

Quand la motivation ne trouve plus sa source dans la soif de progression, quand on sait qu’on ne pourra plus au mieux que « grappiller » quelques points sans espoir de franchir d’autres caps, quel que soit le travail fourni, alors il n’existe parfois plus que l’urgence pour se motiver.  Je crois que mon sadique de coach l’a bien compris. Et c’est ainsi qu’après presque deux mois d’arrêt consacrés plus au théâtre qu’au ring, je me retrouve engagée pour un concours dans… 28 jours. (avec un seul week-end de libre… très pratique pour les changements de terrain ! o_O)

Rien qu’à l’idée d’avoir aussi peu de temps devant moi, un énorme gloups se forme dans mon gosier. C’est pas gagné cette histoire !

C’est vrai, je suis la reine de l’urgence ! Faire les choses au dernier moment, aidée de ce petit coup d’adrénaline à l’idée d’une collision imminente avec la deadline, j’adore ! Faire une nuit blanche pour boucler un dossier ne me fait pas peur… Mais je ne suis pas sûre que la Loi de Parkinson* s’applique aussi aux chiens. Argh !

Travailler dans l’urgence avec un chien suppose de prendre le risque qu’il finisse par nous dire « Stop, tu me saoules ! ». Même si j’ai l’énorme chance d’avoir un chien avide de travail, on ne peut pas répéter non plus 50 000 fois un exercice en une journée pour rattraper 10 entrainements en une fois. Il faut un minimum s’adapter au rythme du chien, doser finement la pression qu’une telle échéance engendre forcément, et  je ne parle même pas de la condition physique à reconstruire pour encaisser un parcours estival et les 3 sauts de ring.  Dieu bénisse les qualités naturelles de saut d’Enken !

A cet instant, si je me relis, je n’ai plus qu’à déchirer ma feuille d’engagement et remettre la bestiole sur le canapé. Mais on va dire que c’est un beau défi, un bon test pour voir jusqu’où notre relation peut nous permettre de repousser nos limites. Et puis on n’y joue pas nos vies non plus.

Le plan d’attaque est simple : on se concentre sur les priorités.
Pas le temps d’essayer de parfaire les détails,
on s’attache juste aux fondamentaux des exercices.
On optimise le temps qu’on a en ne travaillant aucun exercice dans le vide,
chaque brique travaillée ou répétée l’est pour une bonne raison.
On retravaille un peu la condition physique pendant la semaine.
Et ensuite, advienne que pourra !

Ça me donne aussi une bonne excuse pour lister et vous livrez mes briques habituelles de travail avant de les répartir sur mon planning. Article à venir…  Chanceux !

 

* Loi de Parkinson : Suite à une étude de l’administration britannique, le professeur Cyril Northcote Parkinson énonce en 1958 que “tout travail tend à se dilater pour occuper tout le temps disponible”. Pour contrôler le phénomène, il suffit d’imposer des délais limites et miser sur le fait que plus on subit de pression plus on est performant. Par exemple si l’on se donne 24 heures pour terminer une tâche, la pression exercée par le délai nous pousse à nous concentrer sur l’exécution de la tâche, et on est forcé de se limiter à l’essentiel. Alors que si l’on a une semaine pour la même tâche, on risque de tergiverser et de construire une usine à gaz pour pas grand-chose de plus.

Source : http://ceclair.fr/6-lois-gestion-du-temps-de-travail